France – PSG : Même combat ?

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En regardant le match de l’équipe de France face à l’Espagne hier soir, impossible de m’empêcher de penser à l’affrontement qui attend le PSG dans une semaine en Ligue des Champions. L’Espagne en mode Barça, les questions fusent dans ma tête… comment va-t-on faire pour contrarier cette mécanique de haute précision ? 

 

Si les qualités et la composition de l’équipe d’Espagne sont transposables au Barça, on peut en préambule souligner les quelques différences qui émailleront cette rencontre de Ligue des Champions.

D’abord et principalement, Messi sera sur la pelouse… Mais au-delà des qualités connues de l’Argentin, l’incidence principale sera le replacement d’Iniesta dans le milieu à trois barcelonais. Dans un rôle où il pourra donner sa pleine mesure (sa meilleure place selon moi) et dans un registre différent de Xavi Alonso, le meneur de poche espagnol sera LE joueur à museler. 

Ensuite Daniel Alves en lieu et place d’Arbeloa apportera un profil encore plus offensif au côté droit ibérique. Revers de la médaille dont le PSG devra profiter, les espaces dans le dos qu’il laissera fatalement. Nous y reviendrons. 

 

L’importance des latéraux 

Revenons au match d’hier soir et à la défense française. Evra et Jallet ont été mis au supplice, les appels croisés de Monreal d’un côté et Pedro de l’autre dans leur dos leur a posé d’énormes problèmes. Ce sera une des clés face au Barça, boucler les côtés. Daniel Alves et Jordi Alba, sans surprise joueront haut pour profiter du travail de Villa et Pedro qui viendront s’intercaler entre nos centraux et nos latéraux. Jallet, qui maintenant est prévenu, et Maxwell devront être irréprochables dans leur positionnement et bénéficier d’un bon travail des milieux s’ils ne veulent pas passer une très sale soirée. 

Pour la charnière centrale, ce sera avant tout une affaire de concentration et de sang froid dans la première relance. On l’a vu hier, Villa et Pedro sont vifs, remuants et… en plus il y aura Messi ! Il faudra être intelligent dans l’anticipation et l’analyse des trajectoires. A ce petit jeu, on pourra compter sans souci sur notre capitaine Thiago Silva, et pour l’accompagner, Alex semble tenir la corde. Plus expérimenté et plus calme le « tank » offre de meilleures garanties face au pressing catalan. 

 

La bataille des terres du milieu

Face à ce qui est sans doute l’un des meilleurs milieux de l’histoire du foot, Carlo Ancelotti va devoir trouver une réponse tactique. 

Didier Deschamps a opté pour un milieu à trois + deux hommes de couloir qui a malgré tout pas mal fonctionné. Est-il possible de reproduire ce schéma face au Barça en améliorant la qualité de sortie de balle, principal défaut de l’équipe de France hier ? Je le pense. 

Pogba, Cabaye et Matuidi ont fait un match intéressant dans leur complémentarité. Deux joueurs dédiés au pressing et au travail ingrat et une sentinelle pour couper les trajectoires de passes. Verratti et Matuidi seront de la partie, mais qui pour les accompagner ? 

S’il est apte, Motta jouera. Son intelligence tactique et sa capacité à nettoyer des ballons seront indispensables. 

Par contre, s’il ne joue pas, ce sera plus compliqué. Chantôme a beaucoup de volume de jeu mais est déficient dans les sorties de balles verticales. Or il sera important que les premières relances soient traversantes pour mettre en difficulté les espagnols. Beckham sera-t-il apte pour un match de ce niveau ? Sans doute pas. Et pourquoi pas Pastore ? Il nous avait bluffé en préparation cet été dans un rôle de relayeur dans un milieu à trois…de plus il apparait dernièrement dans de bonnes dispositions physiques et mentales. Si Thiago Motta ne peut être aligné, il faudra faire confiance à Pastore ! 

Notons également l’importance fondamentale qu’aura notre regista dans ce match. Comme Pogba hier, il aura la charge d’une relance propre mais aussi de casser les transmissions qui se feront entre le milieu et l’attaque. Et cette fois, ce sera Messi qu’il faudra priver de ballons, une tâche qui s’annonce ô combien compliquée. 

S’il y a bien une chose à retenir du match de la France face à l’Espagne, ce sont les bonnes prestations de Ribery et Valbuena. Leur travail sur les côtés a été d’une grande utilité, déjà défensivement, mais surtout en faisant constamment peser une menace dans le dos des latéraux. 

Et des bons joueurs de « couloir », à Paris, nous en avons ! Ils seront notre plus belle arme pour faire vaciller le géant espagnol. Menez, Lavezzi, Lucas voire Pastore peuvent occuper ce rôle pour contrarier les montées de Alves et Alba et aller vite dans leur dos à la récupération du ballon. 

 

Zlatan sera bien là… ouf ! 

A l’instar de Benzema, notre géant suédois devra livrer une bataille souvent seul devant. Gratter des ballons sur les dégagements, les conserver pour faire remonter le bloc, telle sera la mission première de notre avant centre. Face à Valence, il avait prouvé qu’il pouvait parfaitement tenir ce rôle. 

Plus costaud que le Français, Ibra semble mieux armé pour gêner la défense centrale espagnole qui sera composée de Piqué et Mascherano. 

 

 

Si près mais si loin… l’équipe de France a montré qu’avec un bon état d’esprit et une bonne organisation, le jeu à l’espagnol pouvait être contrarié. Oui mais, il y a toujours un mais, reste que face à la meilleure équipe du monde, aucune approximation n’est possible et les occasions ne doivent pas être manquées. Et si le PSG semble mieux armé que l’équipe de France il lui faudra faire preuve d’une efficacité offensive et défensive redoutable pour faire tomber les blaugrana.

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