L. Blanc « Après, être champion d’automne est un bon signe»

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Demain à 17h le Paris Saint-Germain affrontera dans son antre Troyes à 17h. Le coach parisien était en conférence de presse d’avant match.

«Vous pouvez être sacrés champions d’automne dès ce week-end. Pensiez-vous l’être aussi tôt dans la saison ?

Le championnat est une course très longue, un marathon. Il faut prendre les points quand on peut. Etre champion d’automne aussi tôt, non, on n’y pensait pas. Ce n’était pas un de nos objectifs, notre objectif est de l’être à la fin de la saison. Après, être champion d’automne est un bon signe : ça veut dire qu’on a fait une bonne demi-saison, mais à Paris ça ne suffit pas. L’an dernier, on ne l’était pas et ça ne nous a pas empêchés de terminer champion. Si on continue sur ce rythme, on sera difficiles à rattraper.

Vu votre avance sur vos poursuivants, les records peuvent-ils être une motivation pour les joueurs ?

Non. Les objectifs du club sont simples : être champion, essayer d’être performant dans les coupes nationales et, comme vous nous le répétez souvent, essayer d’atteindre le dernier carré de la Ligue des champions. Alors peut-être faut-il battre des records pour atteindre ces objectifs… Si on peut le faire, on le fera, mais on ne court pas après ça.

Ce cavalier seul vous inquiète-t-il en vue du printemps, pour votre compétitivité ?

C’est une question qu’on se pose toutes les saisons. La réalité est qu’on a 13 points d’avance sur le second ; sera-ce la même réalité en février ou mars ? L’an dernier, à un moment Marseille avait 8 ou 9 points d’avance sur nous, à la sortie on finit avec 12 ou 13 points d’avance sur le second, ça veut dire que ça peut tourner très vite. Avoir de l’avance est un confort, et en ce qui me concerne ça me permet de faire tourner les joueurs. Au niveau de l’adversité, du rythme, de la détermination qu’on doit mettre à chaque match, il est vrai que quand vous avez des matches de Ligue des champions qui se profilent, les joueurs ont inconsciemment une retenue, c’est normal. C’est là où je dis que ce n’est pas forcément une bonne chose. Mais si on peut avoir le plus de points d’avance en décembre, à nous de trouver la détermination lors des matches de Ligue des champions.

Comment on prépare un match contre une équipe qui n’a pas gagné le moindre match ?

J’ai beaucoup de respect pour cette équipe et son entraîneur. Mais comme on enchaîne les matches, on se focalise sur notre parcours, sur notre récupération. On a eu un voyage retour (de Malmö) un peu folklo qui nous a fait atterrir à 3h30 du matin à Roissy, on est arrivés à 4h30-5h du matin jeudi. Les autres équipes, en tout cas Troyes, n’ont pas ce genre de problème.

Ce sera le premier match au Parc des princes depuis les événements du 13 novembre, avec un gros dispositif de sécurité. Comment vivez-vous cela ?

Il y aura certainement un peu d’émotion et aussi beaucoup de pensées. N’oublions pas qu’à quelques kilomètres du Parc, il y a eu des choses très tristes. Il y aura un dispositif de sécurité en conséquence, avec en plus la COP21. Il va falloir oublier un peu ce contexte pour se concentrer sur un match de football. J’espère que les services de sécurité auront l’art de ne pas être trop voyants.

Vous êtes qualifiés pour les sèmes de finale de la Ligue des Champions, vous êtes sur le point d’assurer le titre de champion d’automne fin novembre. Estimez-vous souffrir d’un déficit de reconnaissance ?

A qui la faute ? Vous me posez la question à moi, mais c’est vous, les journalistes, qui jugez. Je serais curieux de vous poser la question et d’avoir votre réponse. Nous, on trace notre chemin, on essaie d’atteindre nos objectifs qui sont très élevés. Après, le jugement de nos performances, ce n’est pas nous qui le faisons.»

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