Lair : « J’ai envie de leur mettre dans la tête de n’avoir peur de personne »

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Actuellement en stage avec l’équipe Féminine du PSG du côté de Lunel dans le Gard, Patrice Lair a accordé un entretien au Midi Libre.

« Je suis le premier surpris du bon début de saison. Il y a eu quand même quinze départs dans l’équipe. On a été obligés de faire avec des jeunes et quelques recrues.

Le moment clé a été après la défaite en Norvège, à Lillestrom (3-1). Je savais que c’était possible de se qualifier à Paris. Et là, on a fait un super match, on a gagné 4-1. Ça a fait comprendre à beaucoup de filles qu’on était capables de se sublimer. Tout le monde était abattu, moi, j’y croyais !

Je suis un entraîneur féminin français et je veux qu’un jour la sélection gagne quelque chose, parce que si on veut encore avancer, il faut qu’on gagne un titre. Ça fait trop longtemps qu’on chute toujours en quarts, en demies… Je pense que c’est un football qui peut avoir un avenir, même s’il reste très fragile. Ça dépend tellement des présidents. Imaginez si vous enlevez Aulas, les Qataris ou Nicollin. Il n’y en a pas beaucoup qui veulent investir, qui parlent sur les filles. Au niveau de la formation, il y a pleins de choses à faire, à améliorer. A Paris on a un vivier extraordinaire, mais on est mal organisé.

On m’a proposé beaucoup de joueuses, les Qataris ont de l’argent pour ça, mais je ne veux pas changer mon groupe qui est réceptif et intelligent. J’ai de jeunes joueuses françaises que je veux amener au plus haut niveau et les faire jouer en équipe de France. […] Il va y avoir une internationale canadienne dans le couloir qui va m’amener un plus. Jeune aussi (Ndlr : Ashley Lawrence). Peut-être une autre recrue après… je ne sais pas. Je ne prendrai pas pour prendre. Parce qu’après, tu entasses et tu démolis tout.

J’aimerai si possible gagner un titre… Une Coupe de France. Cette année, c’est encore trop tôt pour le championnat et la Ligue des champions. Mais on ne va rien lâcher. Et si, par bonheur, on arrive fin mars qualifiés en Ligue des Champions, premiers en championnat, toujours en course en Coupe de France, là, on peut devenir vraiment dangereux. C’est ça que j’ai envie de leur mettre dans la tête : de n’avoir peur de personne. »

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