LA HAINE

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Indescriptible. Inimaginable. Hier, Paris a coulé sur la scène européenne. Si les mots manquaient à chaud, il y a tellement de chose à dire après coup.

Pourquoi la haine ?

C’est comme si ce sentiment qui anime nombre de détracteurs de notre club avait pris forme hier soir et s’était abattu d’un coup d’un seul sur ce match.
C’est ce que nous, supporters, ressentons ce matin après avoir cru aux étoiles lors de la partie aller.
C’est ce qui nous fait bouillir intérieurement ce matin face aux moqueries de notre entourage. Et que penser des 4500 qui ont fait le déplacement officiel, et plus encore dans les travées du Camp Nou…

C’est le jeu me direz-vous.

Oui, mais pas comme ça. Pas de cette manière.

Le Barça a été trop confiant à l’aller ? Nous l’avons trop été au retour. Où sont passées la grinta, la rage d’il y a trois semaines ? Comment peut-on défendre si bas face à une équipe qui ne demande que ça ?
C’est sous le pressing que le Barça déjoue, toutes nos confrontations l’ont démontré ainsi que la deuxième mi-temps où le PSG a joué plus haut, plus incisif. Un échec tactique.

Que dire des buts, des erreurs impardonnables, des cadeaux, c’était Noël avant l’heure hier soir. Toute l’équipe à failli mentalement sauf peut-être Cavani. Mauvaise relance, tricotage, manque de proposition, imprécision dans les passes… La liste est longue. Un échec individuel.

Si la liste s’était arrêté là, le billet se serait intitulé « la honte ». Cependant, les éléments qui vont suivre ne doivent pas occulter la faillite du PSG hier soir. Loin de là.

Le Barça, on les connait à force. Une force collective, technique, mais des joueurs roublards. Les Suarez, Neymar, Mascherano qui plongent dès qu’on les chatouille. Ce même Mascherano qui n’hésite pas à faire des fautes volontaires d’anti-jeu en espérant que ça passe.
Hier soir, plus c’était gros, plus ça passait. Tacle par derrière de Mascherano sur Di Maria dans la surface en tant que dernier défenseur, Suarez qui obtient un pénalty en plongeant la main sur la gorge parce que Marquinhos lui a effleuré l’épaule, Pique qui bloque le départ de Cavani seul au but…

Les éléments sont nombreux et il est préférable de s’arrêter là. Une grande équipe n’a pas besoin d’avoir autant de fait de jeu en son sens.

La défaite a fait mal hier soir. Très mal. On a l’impression de s’être tiré une balle dans le pied surtout. On ne comprend pas. La fin de saison risque d’être difficile mentalement, et il va falloir prendre les bonnes décisions en interne au club.

Mais comme me disait un ami, l’avantage de la coupe d’Europe, c’est qu’elle se joue tous les ans. Alors nous serons là l’année prochaine. Et ainsi de suite, jusqu’à soulever la coupe.