Paris s’en va en guerre

1655

En ces périodes géopolitiques extrêmement tendues, il n’est pas forcément de bon goût de faire des comparaisons guerrières avec la fin de saison des rouges et bleus. Pour autant, on peut facilement se laisser aller à des envies de sang tant la France du football ne nous fait aucun cadeau.

Hasard de cet écrit, c’est en Lorraine, région chargée d’histoire sanglante, que le PSG va tenter de commencer à mettre Monaco sous pression. On ne peut pas dire que le dernier match à Angers ressemblait au match d’une équipe en mission pour préserver son titre. Comme on dit, l’essentiel a été fait mais il est fort à parier que le commandant Emery avait envie d’en envoyer quelques-uns faire des séries de pompes. Il faut bien comprendre que personne ne nous attendra la fleur au fusil après tant de frustrations subies entre autres à cause du tireur d’élite suédois. Loin de son camp de base, la colonie Paris (et pas le Paris de Colony hein) ne pourra même plus compter sur les chants de ses supporters et ses modes de communication sophistiqués. Loin du « qui ne saute pas » capable de vous faire rater un contrôle arrêté, nos soldats vont devoir se montrer conquérants car le traité de paix a déjà été signé entre la Ligue 1 et Monaco afin de mettre fin au conflit Parigo-Français.

Il n’y a plus de calcul à faire, plus d’autre option que la victoire. Tout le contingent parisien doit en être conscient. Titre mérité ou pas, le champion n’en aura assurément rien à faire qu’il soit parisien, monégasque ou même niçois. Dans 10 ans, les livres d’histoire ne donneront pas le détail de la bataille de cette saison mais le nom du champion de France. 4 saisons que Paris impose sa loi et distribue les rations à l’ensemble du football français. Aujourd’hui la presse voit déjà l’organigramme mettre son casque de chantier pour la saison prochaine mais le casque de combat ne doit faire qu’un avec les troupes parisiennes. Attaque placée, tir embusqué, frappes aériennes… Oh oh du calme !!

Soyons sérieux ce n’est que du foot. Oui mais c’est eux qui ont commencé.

Laisser un commentaire