Rêver plus grand c’est bien. Etre plus grand c’est mieux.

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A la veille d’une fin de saison qui restera bonne quoi qu’on en dise, le PSG s’endort chaque jour avec un goût amer. En 2018, il serait temps de ne plus rêver plus grand mais de devenir plus grand.

« Ajoutez deux lettres à Paris et c’est le Paradis » (Jules Renard).

Voilà ce qu’il manque au club de la capitale cette année afin de trouver sa place au panthéon européen. A comme AS Monaco, le très probable futur champion de France. D comme la Déception du Camp Nou (1-6, pardonnez-moi de vous le rappeler) d’un Barcelone sûr de ses moyens, enfin de Neymar, et de son arbitrage.

Pour aller chercher ces deux lettres, il faudra encore du temps et du pragmatisme aux dirigeants du PSG dont on ignore encore les prérogatives. Kluivert fait-il le mercato en solitaire ou offre t-il des cafés en regardant son petit Justin (pas Bieber) évoluer et faire une accolade footbalistique à Jean-Michel Aulas ? Olivier Letang était-il la taupe ou ce renard dénicheur de talents dont Stambouli et Cabaye étaient les figures de proue ? Nasser laisse-t-il les pleins pouvoirs à son coach (Kombouaré, Ancelotti, Blanc, Emery) ou joue-t-il à l’assistante sociale pour Serge Aurier ? Trou de flou nébuleux, trop d’incertitude et surtout trop de ressemblance avec le Champions Project de nos meilleurs ennemis sudistes.

Paris a 4 mois pour répondre à ces questions. 4 mois afin de trouver un chemin cohérent. 4 mois pour compléter un collectif trop défaillant. Ce 4-3-3 est devenu bien trop prévisible avec un Motta et un Verratti qui ne cherchent qu’à battre un record de passes réussies au détriment d’un concours de passes décisives. Matuidi pour certain ou Gebrselassie pour d’autres voit ses limites pointer le bout de leur nez en l’absence du suédois buteur mais aussi passeur. Blaise était un parfait apôtre de Ibrahimovic mais une simple addition pour un Cavani en recherche constante de profondeur.

Deux lettres afin que Paris ne rêve plus grand mais soit plus grand. Le PSG devra aller puiser dans un mercato plein de talent mais aussi de hargne, de culture haineuse de la défaite. Avoir 300 spartiates sans Leonidas en fait de simples soldats. Les dirigeants devront aller puiser dans un vivier fait de Pepe, Vidal, Medel, Sanchez et autre Ricardo Rodriguez. Non pas pour réaliser un saison fantastique à 90 points mais pour montrer que Paris reste Paris. Il faudra de l’ordre car tout n’est pas à jeter. Mais il va falloir plus que le confort dans lequel Verratti, Thiago Silva et autre Di Maria ont élus refuge et prendre Cavani comme l’exemple de celui qui veut toujours plus. N’oublions jamais que « vouloir toujours, c’est le fait de Paris » et que plus que jamais « notre histoire deviendra Légende ».

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