Merci Paris !!

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La perte du titre, une désillusion historique en coupe d’Europe, des défaites incompréhensibles sur le plan national, des grands rendez-vous trop souvent manqués, des joueurs devenus des divas, des agents omniprésents, une politique sportive inexistante… Il est grand temps de dire : MERCI PARIS !!

« Je suis venu comme un roi, je pars comme une légende ». C’est sur cet « au revoir » en grande pompes que la famille PSG allait commencer un nouveau cycle. Du moins elle pensait s’y être préparée. Neymar, se servait de la place vacante laissé par l’empereur suédois pour faire monter les enchères afin d’obtenir un nouveau contrat auprès de son club, le FC Ba… Ba… Ba… BAAAAAAA… C’est difficile à prononcer. Je ne parle pas bien le Catalan. Paris fera office de dindon de la farce.

Ce ne sera ni le prodige (plongeur) brésilien, ni Ronaldo, ni le nouveau Messi qui viendront faire une démonstration de jongle sous la Tour Eiffel. Et le peuple parisien attendra son nouveau roi pendant longtemps. Il verra arriver à la place un éternel potentiel ballon d’or de 30 ans, un chanteur de reggaeton, Celiat Jaunat et un mec, et puis ce sympathique bonhomme belge qui te prépare subtilement à vivre le camouflet de ta vie (de supporter) en te l’expliquant devant une pizza et un coca zéro siroté avec ses complices. « On va gagner les mecs. Rêvons plus grand avec ça. Rêve tout court même. »

Unaï Emery a fait comme font tous les managers fraichement nommés. Il a voulu imposer son style et justifier son recrutement. Après 3 Ligues Europa, face à des joueurs qui n’ont pour la plupart connu aucune consécration en Europe, cela va de soi.

« Allez, on mise tout sur Pastore maintenant. Javier c’est toi qui va être la pierre angulaire de mon PSG. Javier ? Javier ? »

– « Heu coach, Javier il commence à jouer au mois de mai normalement. Pour l’instant vous allez faire avec moi »

« Et t’es qui toi ? »

– « Rodriguez Moura Da Silva. Mais vous pouvez m’appeler Lucas. »

Et on a commencé la saison comme ça. En perdant David Luiz au passage après un mini chantage de Marquinhos voulant jouer plus souvent sous peine de s’envoler vers d’autres cieux (L’Angleterre ou le Maroc sa terre natale). Beau gosse

« Si, je t’assure, on a commencé comme ça avec pour objectif principal d’atteindre les demi-finales de Champions League. Rien que ça. »

Le 4-3-3 de Laurent Blanc, c’était comme les zombies de Walking Dead (Neegan va tuer Glenn et Abraham à la batte si tu ne l’as pas encore vu). Tant que ça ne touchait pas la tête, peu nombreux sont ceux qui voyaient l’urgence d’y mettre fin. Même Guardiola ne joue plus comme ça, mais à Paris on espérait surement pouvoir remettre cette mode au goût du jour et en devenir la nouvelle référence. Et parce qu’il n’est pas facile d’expliquer à un hibou que son intérêt est de se transformer en aigle pour le bien du collectif, Emery a fini par plier et laisser les joueurs s’exprimer dans le système où ils se sentaient le mieux et dans lequel Blaise pouvait ressembler encore à un footballeur.

En attendant défaite à Monaco, défaite à Guingamp, défaite à Montpellier, défaite à Toulouse. « C’est bon on peut essayer autre chose ?» dit le gentil coach basque.

Après une première partie de saison poussive, nos rouges et bleus se sont mis enfin à jouer au football. Finalement c’est Unaï qui avait raison. Il se paie même le luxe de demander à Patosh Kluivert (ex acteur de film X reconverti dans la direction footballistique) de lui trouver un concurrent à Di Maria : Draxler. Lui, c’est la classe. Depuis Yohan Cabaye sur le banc on n’avait jamais vu ça. Et à cause de cela, des recherches sur les origines de Kevin Trapp sont en cours, il y a comme un doute. 

Tout fonctionne mieux, même le corps de Javier Pastore sort prématurément de l’infirmerie. Enfin presque tout, puisqu’on n’arrive pas à retrouver le Hatem de Nice. Peut-être parce qu’on est à Paris, faudrait qu’on active la géolocalisation à l’occasion.

Puis vint le naufrage du Camp Nou. Un véritable braquage émotionnel organisé par l’ensemble de l’effectif professionnel. A n’en pas douter, les membres actuels du club se sont définitivement imprégnés de l’histoire du PSG. Il y a bien un domaine dans lequel ils auront su nous rendre nos repères, c’est la désillusion. Même avec une coupe de France et une coupe de la Ligue de plus dans la vitrine du club. C’est à peine si la fessée mémorable infligée à l’OM (5-1 ma gueule) vient nous redonner un peu de baume au cœur. C’est juste que l’on commence à avoir l’habitude d’aller humilier le vélodrome. Une saison c’est aussi fait de normes.

« Ben Monaco, qu’est-ce que tu fous là ? ».

On a découvert une nouvelle catégorie de club modeste. Ceux qui ne paient pas d’impôt. Rien à avoir avec le puissant club parisien qui malgré un parcours de champion a dû laisser son trône en mai dernier à la bande à Kylian (on dirait un boys band). Une belle façon de dire au revoir à Maxwell qui n’a pas pu recevoir sur le banc les conseils Snapchat de Kurzawa.

Et comme tout allait bien, mention spéciale au bavard Di Campli, aux chaussettes d’Aurier, à la profondeur des confessions d’Hatem, aux critiques « lumineuses » sur Cavani, à la gestion désastreuse de nos plus jeunes sur les réseaux sociaux… on pourrait y passer la nuit.

C’est pour ça qu’il faut remercier le PSG. Déjà parce que nous avons eu des émotions. C’est important pour l’émission AllPaname SG (le lundi à 21h en pointe haute, de retour la saison prochaine) et toute l’équipe remercie le club pour cela. C’est plus passionnant de commenter une saison comme ça qu’une saison scellée à 8 journées de la fin. Ensuite parce que ce groupe en avait assez d’entendre Lucas Moura crier « champion mon frère » avec une voix d’un chat qu’on étrangle. Avec un peu de chance soit on n’est pas champion l’an prochain, soit il n’est plus là, soit quelqu’un va lui dire d’arrêter ses conneries. Et pour finir et le plus important, toute la famille PSG va repartir en conquête. Il faut le dire, nous étions installés comme des rois gavés à un banquet on nous avons oublié cette soif de détruire l’adversaire pensant qu’il allait avant tout faillir. Vu le nombre d’erreurs grossières ces dernières saisons, nous redécouvrons l’espoir, l’attente et l’envie. L’espoir que les jeunes Guedès et Lo Celso sont de vraies bonnes pioches pour l’avenir parisien. L’attente de voir Antero Henrique combler ce vide préjudiciable laissé par Leonardo. Et l’envie d’être déjà à la saison prochaine pour voir ce que le Paris Saint Germain aura dans le ventre pour récupérer sa souveraineté avec force.

Rien que pour ça, MERCI PARIS.

 

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