Fais-moi un com’ et je te dirais où tu es

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A l’heure où la moindre communication est disséquée par  l’ensemble des observateurs et autre fans, on se demande parfois si le joueur de foot comprend son métier.

Très peu d’entre nous peuvent prétendre comprendre les sacrifices qu’un footballeur professionnel a dû consentir pour arriver au sommet. En ce sens, il faut aussi savoir prendre du recul quand ces derniers exhibent les avantages et plaisirs que leur offre leur vie de sportif de haut niveau et c’est encore plus valable dans les clubs à fortes pressions. Mais que se passe-t-il dans la tête des artistes du ballon rond quand il s’agit de gérer leur communication ?

Tu es bien naïf si tu penses qu’en dehors de quelques grosses cylindrées mondiales, un joueur de foot signe au Paris Saint Germain pour ce que le club a représenté. Zlatan Ibrahimovic l’a parfaitement illustré en s’estimant le point de départ de l’histoire du PSG. Thiago Motta avant lui méconnaissait le vécu européen du club de la Capitale. 

Que reste t-il alors ? Un challenge sportif et une meilleure exposition médiatique pour les joueurs moyens et les espoirs ? Un salaire confortable pour des joueurs plus confirmés ? Un peu moins d’ombre loin de Lionel Messi ? Quelque soit la raison de signer au PSG, personne ne peut prétendre agir comme il l’entend en portant les couleurs parisiennes sans en subir les conséquences positives ou négatives.

Si Thomas Meunier ne comprend pas qu’un like pour le  rival marseillais provoque des réactions négatives, c’est qu’il est à côté de la plaque de certains éléments qui peuvent l’amener à devenir un Top player dans un grand club. Le jour où sa femme, qu’il aime, likera une photo torse nu d’un mec qu’il ne supporte pas, il trouvera sûrement toute la logique pour en parler avec le premier supporter croisé sur son chemin. Evidemment, il sera toujours plus facile pour un joueur d’éviter de faire face à ses responsabilités en pointant du doigt le manque de respect (que l’on ne peut que condamner) reçu suite à une polémique. Certains iront même te faire passer pour un imbécile en t’expliquant que les propos ont été sortis de leur contexte. Que Dani Alves se rassure, nous comprenons pour la plupart qu’il ait été marqué à vie par son passage au FC Barcelone et qu’il trouverait gratifiant de retourner s’entrainer avec Lionel Messi et Gérard Piqué, plutôt que de récupérer les centres ratés de Layvin Kurzawa. Ce que les supporters ne comprennent pas, c’est qu’il se sente obligé de le dire publiquement en toute décontraction.

On nous a expliqué récemment que Neymar aimait tellement le football. Tellement. TEL-LE-MENT, qu’il lui est insupportable de regarder un match de foot quand il est blessé. Il serait possible que ce garçon arrive à voir des choses que nous ne voyons pas. Soit. Mais son absence en huitième de finale de Champions League, puis sa longue convalescence ont été vécus avec frustration du côté des fans rouge et bleu. Ainsi sa petite communication « vida loca » qui a suivi ne lui donne pour le moment pas la légitimité ni la côte d’amour qu’a pu recevoir un Edinson Cavani au moment du Penalty Gate. Etre sensible comme tout le monde aime le rappeler, ne le sauvera pas à Paris si il n’amène pas le club où il est censé l’emmener.

La notion de groupe, c’est ce qu’a réclamé El Matador dernièrement pour franchir un cap, mais cela ne sera possible que si ce groupe comprend son environnement dans son ensemble. Messieurs, nous regardons tout ce que vous dîtes, tout ce que vous partagez et nous sommes aussi vos baromètres. Le supporter a faim de conquêtes où Instagram aura toujours ses limites. Les récentes polémiques ne sont que des avertissements du consommateur de foot qui au final se comporte comme tel à savoir qu’il paie, consomme, en redemande et porte réclamation quand il n’est pas satisfait…

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