Adrien Rabiot : L’étoile noire

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Adrien Rabiot a fait l’actualité depuis l’annonce de la liste des 23 pour l’équipe de France. Le milieu de terrain parisien a très mal vécu le fait de se retrouver sur la liste des réservistes. Une injustice selon lui… l’histoire d’une désillusion pour les supporters parisiens.

Empereur V : Seigneur Rabiot, est ce que vous m’entendez

            Rabiot : « Oui Maitre. Où est l’équipe de France ?

Empereur V : Il semblerait que dans votre colère vous ayez été exclu du groupe France.

Rabiot : « Non c’est impossible, j’étais dans les 23. Je l’ai senti. Noooooon »

Pour les fans de Star Wars, on pourrait assimiler la colère d’Adrien Rabiot a celle du légendaire Darth Vador au moment où il apprend que sa bien aimé est morte. Et si on pousse la comparaison un peu plus loin, le jeune parisien est peut être en train de déjouer toutes les prédictions sur son avenir comme le brillant Anakyn Skywalker. Parce qu’en fin de compte, qu’est ce qui peut être ressorti de cette histoire ? Après tout, c’est assez légitime pour le « Duc » d’être déçu de ne pas avoir été choisi par Didier Deschamps alors qu’il faisait partie intégrante du groupe France que logiquement, il s’y voyait déjà. Chacun se fera son opinion sur la pertinence de la réaction du joueur vis à vis de la décision du sélectionneur, mais il faut garder à l’esprit que c’est avant tout sa carrière qu’Adrien Rabiot met en jeu. Même ce genre de dénouement aux apparences malheureuses ne nous appartient pas… à nous supporters. Que nous reste-t-il alors ?

Tu étais l’élu, c’était toi…

Ce qui nous reste, c’est la déception de voir un des meilleurs talents du centre de formation parisien ne pas réaliser tout ce que l’on espérait de lui. Parce que le supporter est et restera un éternel romantique qui aime les belles histoires et celle-ci était toute trouvée. Le Duc finissait par s’imposer au PSG en tant que véritable crack mondial. Joyaux de son club formateur, il y resterait à vie lui jurant fidélité, le brassard de capitaine accroché au biceps, tout en refusant les tentatives de séductions à répétition du Real, du Barca et autres clubs de Manchester. Notre Steven Gerrard à nous, leader d’une génération dorée avec les MBappé, Dembélé et Cie.

Un mail impulsif aura peut être mis un terme à nos doux rêves de légende nous renvoyant brutalement aux ex-élus qu’auront été Chantôme, Sakho ou encore Younouss Sankharé le temps d’un après midi de passement jambes face au FC Valence. L’histoire d’Adrien Rabiot avec le Paris Saint Germain aura de toute façon toujours été tumultueuse. Le récit d’un jeune homme de grand talent, élégant devant qui tout le monde finissait par s’incliner, aura connu une véritable bascule… obscure. En décidant de faire front face à la liste rendue publique des 23 pour le mondial 2018, le DUC  s’est imposé à sa jeune carrière un retour à la case départ sans toucher de jackpot. Le voilà déjà cible de commentaires acerbes de toutes parts et l’image d’un joueur détestable d’individualisme lui colle déjà à la peau.

Il lui faudra être très costaud pour assumer comme il le clame haut et fort. On se rappellera déjà de ses refus de jouer devant la défense où Unaï Emery et tout le monde ou presque y attendaient son éclosion. Cela n’arrivera peut être jamais au PSG puisqu’à un an de contrat avec le club, Adrien risque d’aller voguer sous d’autre cieux, loin du personnage publique qu’il a lui même créé. Nous supporters, avons déjà compris de toute façon que le nouveau Messi ne se cachait probablement pas sous sa chevelure bouclée. Et ce n’est pas le talent du joueur qui est en cause mais bien ce que sa carrière raconte jusqu’ici. Un mélange amer d’individualisme, de nonchalance et de manque de professionnalisme. Beaucoup trop pour conter dans les années à venir la fabuleuse histoire du Duc, souverain du Paris Saint Germain.

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