Danse avec la star

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Et si après PSG – Reims (4-1) la vraie recrue de ce mercato 2018 s’appelait Neymar?

Depuis l’éclosion de Messi, et les dernières années fastes du Barça, il a été admis que les chefs d’orchestre devaient jouer de la baguette sur l’aile du terrain. Ce positionnement a d’ailleurs ajouté à la rivalité entre Messi « Atton » et Cristiano « Landers », les deux jouant « au même poste ». Il n’y avait alors que très peu de place pour Neymar « Becker » qui pour mieux coller au célèbre Manga japonais s’en alla en France pour vivre  sa passion. La comparaison s’arrête ici car Ben Becker restera un soldat, limite sans cojones, au contraire du Ney et ce n’est pas Emery qui dira le contraire. Mais comment faire admettre au monde entier que vous êtes vraiment assis à la table des grands et pas à celle d’Antoine Griezmann sur un tabouret face à un gobelet Pokémon ?

L’histoire d’un footballeur c’est aussi des rencontres déterminantes qui peuvent vous faire rentrer dans l’histoire et juste vous la faire traverser. Etre le soldat d’un crack est la portée de tous les joueurs. En assumer le statut n’est pas permis à tous et cela, Thomas Tuchel l’a bien compris avec sa star brésilienne. Tel un conseiller d’orientation consciencieux, le coach allemand est au petit soin avec son numéro 10. Son discours a toujours été clair depuis son arrivé au club à l’été 2018. Neymar est la star du PSG et il faut le mettre dans les meilleurs dispositions afin qu’il puisse faire briller l’équipe. Aussi improbable que cela puisse paraître aux côté du chouchou du Parc, Edinson Cavani et du jeune prodige champion du monde Kylian Mbappé, Neymar doit trouver sa place. Un peu comme au Barca ou comme en Seleçao (même dans un contexte différent, le résultat reste le même). Quoi de mieux alors que de donner de la résonnance à son numéro dans le dos ?

Cela fait un match et demi que Tuchel a installé le brésilien dans l’entrejeu en pointe haute. Et le rendu est des plus concluants. Quand il n’est pas à la passe décisive, il est au départ des actions offensives, là où ses qualités techniques s’expriment à merveille. Thomas Meunier avait pointé l’individualisme de la MCN à Liverpool estimant que le talent du trident offensif devait avant tout servir le collectif. Comment lui donner tort ? Neymar est là pour faire passer un cap au PSG, pas pour être un buteur supplémentaire. Marquer, le PSG savait le faire avant lui. Pour le reste il y a Mastercard et ses conseillers bancaires ne nous contrediront pas sur ce point. Ce n’est pas non plus à lui d’aller gratter des ballons dans les pieds adverses, mais c’est à lui de sublimer le collectif rouge et bleu. S’il n’a pas le tempérament pour être un leader de vestiaire il doit être sans contestation un leader technique et cela doit sauter aux yeux quand le PSG joue sa partition.

Toutes ces certitudes de supporters sont assurément des axes de travail pour Tuchel qui sait que la pertinence de son management ne sera validée que par la réussite individuelle et collective de son attaquant vedette. A Rennes et contre Reims, on a pu apprécier avec enthousiasme un Neymar juste, altruiste et efficace à la fois tel une chorégraphie dans laquelle ses coéquipiers se laissent déjà entrainer. Et nous supporters, il nous tarde de revenir les voir danser.

Par Samuel et Pat’

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