Il faut savourer l’instant T

1242

Thomas Tuchel est en train de réussir sa prise de poste à la tête de l’effectif professionnel du PSG.

Instant T comme Thomas ou Tuchel, c’est au choix. Petite claque sur les fesses, clin d’œil, petits bisous, câlins. On pourrait croire le croire sortir tout droit du directoire du Fucking Blue Boy mais il n’en est rien. Ainsi est Thomas Tuchel, du moins une composante de style de management. Si le PSG était un établissement scolaire, Unaï Emery aurait été le professeur excellent dans ce qu’il sait faire mais qui n’arrive pas toujours à faire passer son message. Tuchel lui serait celui qu’il faut avoir croisé au moins une fois dans sa vie. A mi-chemin entre l’éducateur et le « prof » où il règne dans sa classe une attention des plus absolues avec aucune absence injustifiée à déplorer tout au long de l’année. Du jeune rebelle (Rabiot) au surdoué qui vouloir être ailleurs (Neymar) c’est un peu Michelle Pfeiffer dans Dangerous Minds le père Thomas.

Aujourd’hui quelque chose est en train de se passer au sein de l’effectif professionnel. L’implication est certaine et la débauche d’énergie semble devenir un incontournable depuis la claque « reds » vif reçu à Anfield. Parce que gagner cette équipe savait le faire mais le score ne dit pas toujours tout sur le scénario d’un match. Le sport c’est aussi comment tu gagnes et c’est aussi ce qui te fait rentrer dans l’histoire. Un adversaire qui sait que tu ne vas rien lâcher, c’est une bonne partie de ses certitudes qui sont entamées.

On nous avait vendu Tuchel comme étant un technicien capable de vite s’adapter, d’innover, de proposer… le moins que l’on puisse dire c’est que nous sommes servis. Ce n’est pas faire dans la supposition que de penser que le mercato a connu des manques sur certains secteurs de jeu. Le coach parisien l’a concédé lui-même qu’il n’en était pas 100% satisfait. Toujours est-il qu’il en a pris acte en proposant du bricolage au premier abord mais qui dira que la dernière prestation de Marquinhos au milieu de terrain n’était pas de haut niveau. Tuchel a osé le faire et le joueur lui-même a du se demander lors du match contre Nice si il n’était pas en train de se découvrir une nouvelle carrière. La jeunesse, souvent impatiente semble conquise et prête à travailler dur pour rester sous l’apprentissage du nouveau boss parisien. Tous les voyants sont au vert avant d’affronter Lyon. Les lyonnais qui s’ils ont la tête à l’endroit constituent peut être l’équipe de Ligue 1 la plus à même de poser des problèmes au PSG. En cas de succès avec la manière et surtout l’implication, on dira alors que Tuchel a réussi à imprimer sa philosophie et son investissement collectif à un effectif installé dans le confort depuis trop longtemps.

N’en déplaise à Willy Sagnol qui trouve « too much » l’attitude de l’ancien entraineur du Borussia Dortmund. Qu’importe la flagornerie si celle-ci permet de fédérer un groupe qui le lui rendra par des résultats et des attitudes positives et conquérantes. Aujourd’hui, cela semble bien parti pour fonctionner même en cas de défaite. On a quand même le droit de savourer hein.

 

Laisser un commentaire