Pierre Ménès : « J’entends déjà les haters dirent que le PSG a battu un Real d’une faiblesse abyssale… »

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Sur son blog, le journaliste de Canal Plus Pierre Ménès a débriefé la rencontre PSG/REAL.

« On a vu une équipe totalement transfigurée hier soir au Parc des Princes. Par la compétition, par l’enjeu, par l’adversaire. On a surtout vu ce qu’on reproche de ne pas voir assez souvent – à juste titre – au PSG : une équipe. Avec des joueurs qui défendent, des joueurs qui font les efforts les uns pour les autres, qui se replacent, qui sont agressifs sur la balle et qui la récupèrent. Un homme illustre parfaitement cet état de fait : Gana Gueye. Le Sénégalais était partout, il a récupéré tous les ballons et les a en plus parfaitement utilisés, en jouant simple et le plus souvent possible vers l’avant. 

Il n’est évidemment pas le seul à féliciter. Di Maria qui a marqué les deux premiers buts parisiens, dont le second sur une frappe remarquable à l’entrée de la surface, a livré une prestation XXL lui aussi. Mais je trouve qu’un autre joueur symbolise encore mieux ce PSG-là, c’est Bernat. Tu le vois jouer en Ligue 1, tu te dis que ça ne va jamais le faire en Ligue des Champions. On le disait déjà l’an dernier et il a marqué trois buts lors de la campagne européenne. Hier soir, il offre deux passes décisives et a encore eu un apport offensif énorme, tout en éteignant Bale défensivement. 

Alors j’entends déjà d’ici les esprit chagrins et les haters dirent que Paris a battu un Real d’une faiblesse abyssale. Il faudra quand même se souvenir que le PSG était plus handicapé par les absences que le Real. Quand tu joues sans Cavani, Neymar ni Mbappé, avec un Icardi hors du coup physiquement – même s’il a pesé dans ce match et montré une belle combativité – et en finissant avec Choupo-Moting, tout cela face au club qui a gagné trois des quatre dernières éditions de la LDC, qu’on ne vienne pas me dire que c’était la configuration idéale. 

Ce qui est sûr, c’est qu’on peut féliciter Tuchel pour sa composition d’équipe. J’avoue qu’au départ, voir Kimpembé derrière et Marquinhos au milieu m’a un peu chiffonné. Personnellement, j’aurais joué avec Marqui en charnière et Herrera au milieu. Mais voilà, le coach allemand a gagné 3-0 face au Real, il a raison. Point barre. » 

 

Source : https://www.mycanal.fr/articles/football/paris-comme-une-equipe

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