Vincent Duluc : « Les raisons de s’inquiéter pour Paris ne sont pas si considérables »

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Vincent Duluc
Vincent Duluc
 

Depuis la mise en place du 4-4-2, de nombreuses réserves ont été avancées sur la possible utilisation face à des équipes de haut standing. AS Monaco faisait office de premier test. Le résultat nul ainsi que la physionomie du match n’ont clairement pas rassuré les observateurs. Le journaliste Vincent Duluc considère qu’il est encore trop tôt pour céder au catastrophisme:

 

« Les raisons de s’inquiéter pour Paris ne sont pas si considérablesIl est probable que le débat sur l’équilibre du 4-4-2 va s’étirer, vu le nombre d’actions où l’équipe parisienne s’est trouvée coupée en deux par les transitions monégasques. Mais si le doute existe sur l’impact profond de Tuchel sur le jeu parisien après 18 mois, en regard de l’impact immédiat de Moreno sur le jeu monégasque après deux semaines, il y a deux éléments, au moins, qui modifient le tableau par rapport à la saison dernière. D’abord, la manière dont le PSG, cette fois, respecte le jeu, son environnement, et l’idée d’une montée en puissance vers la Ligue des champions : il y a exactement un an, le club parisien avait demandé à ne pas jouer contre Montpellier pour effectuer des opérations commerciales dans le désert, et dans un sport où la recherche des gains marginaux est fondamentale, le PSG avait surtout envoyé le message qu’il se sentait au-dessus des lois du sport de haut niveau. C’était à la fois une illusion et une erreur. L’autre élément nouveau est l’implication de Neymar, ainsi que son rayonnement. Il vaut mieux être bien organisé et équilibré quand arrivent les 8es de finale, mais il vaut mieux avoir le Brésilien. Lorsqu’il en est là, lorsqu’il est là, cela change tout, et l’on croit même à la théorie de la bonne année. »

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